blog de yves le mestric
 
Administration et estime de soi
Ces derniers temps, j'ai subi plusieurs actions de l'administration, dont la dernière, ressemble à une goutte qui fait déborder un vase sans doute trop plein. Cette goutte donc, m'oblige ainsi à me situer par rapport à cette société, dont je ne me sens, par conséquent, pas vraiment membre, mais plutôt qu'uniquement comme un élément déshumanisé.
Les bases
Au commencement était un contrat social. Sorte de pacte entre les membres d'une société qui ont accepté d'aliéner une partie de leur liberté individuelle pour s'assurer un destin commun. Comme garantie de la justesse de leur sacrifice, les membres se sont engagés à concéder la même part chacun, l'égalité.
Mais dans cette concession, il fut évident qu'en aucun cas, les membres de la société, les Hommes, ne devraient perdre de leur humanité, ce qui fait l'individu. A savoir l'intégrité, la dignité, l'estime de soi. L'adhésion à ce pacte doit se faire de plein gré, par consentement individuel, qui par l'égalité, devient mutuel. Après, à charge aux hommes de choisir convenablement certains d'entre eux, chargés de régler les affaires communes.
Pour plus de détails, voir le contrat social, de Rousseau.

Ce que je suis
La liberté est un sentiment personnel, individuel. Il se ressent par la simple expérience que nous en avons. Par l'exercice des choix que nous faisons, de manière responsable, en connaissant et subissant les conséquences de ceux-ci. Adhérer à une société humaine, consiste à y mettre quelques bornes sur lesquelles nous n'avons pas de moyen d'action et donc pas de jugement.
Parmi ces bornes, il y a la solidarité, nécessaire pour assurer à certain, un minimum de dignité ou une assurance de tranquilité quand, l'àge venu ou la perte momentanée d'emploi, ils ne peuvent plus assurer eux-même les moyens de leur existance.

Parmis les constituants de ce qui fait l'homme, l'individu, élément de base de la société, il y a également l'estime de soi, l'intégrité de son être. Ressenti individuel donc qui s'accompagne du respect d'autrui, du respect de l'intégrité des autres individus de la société. Et par conséquent du respect de sa propre intégrité par les autre membres. J'adhère à la solidarité de la société, car, à mon image, je la veux genéreuse et juste. Je dirais même, j'exige qu'elle soit généreuse et juste, car il est de mon estime personnelle que la société à la quelle j'appartiens le soit. Mon adhésion à la solidarité nationale est un geste librement consenti, car je sais que sans elle, la société n'aura pas les valeurs de respect de la dignité d'autrui à laquelle j'aspire. L'échange est honnête. Par cette adhésion individuelle, je dépasse même, le contrat social initial, ou j'abandonnais cette liberté, qu'ici je revendique comme étant constitutive de mon individu. J'en ais besoins même pour prouver mon existance au sein de la société. Et c'est en utilisant cette liberté, en connaissant les conséquences de mes actes, que j'adhère à cette solidarité.
Ma vision de la société est donc un espace de liberté et de solidarité dans lequelle je puisse m'épanouir individuellement car j'y participe volontairement.

Les faits
Dernièrement, j'ai expliqué mon point de vue sur les cotisations sociales des travailleurs indépendants, alors que l'organisme chargé de les collecter me réclamait le versement intégral assortie d'une sanction de 10% supplémentaires pour non versement à la date prévue agrémentée du lot habituel de menaces qui de pénal, qui de contraintes diverses et variées.
Sans demande préalable, qui permet en avertissant de l'échéance de se retourner. Sans même une relance amiable, car personne n'est parfait, et aussi bien qu'un oubli, un problème de santé peut provoquer un retard qui serait évidemment indépendant de toute volonté.
De plus, cet argent qui m'est exigé, est le mien. Je l'ai gagné en travaillant. Ce sont mes clients qui me l'ont donné en échange et de biens et de services, lesquels je me suis engagé à fournir en temps et en lieu, lesquels je me suis engagé sur la qualité de leur réalisation. Je le confie par sentiment de devoir à cet organisme. A lui après de le gérer correctement et d'en assurer la juste répartition envers ceux qui en ont besoins. Au passage, j'estime devoir être informé des coàts de fonctionnement de cet organisme, car il est du devoir de ceux à qui on confie un bien d'en tenir informés les donateurs de leur utilisation.,

Depuis septembre, je subis les demandes de cotisations prévisionnelles basée sur les revenus 2005, qui furent exeptionnels, mais qui ne sont pas du tout représentatifs de ce qu'ils ont été en 2006 et de ce qu'ils seront en 2007. L'administration est incapable de s'adapter à cette situation et ne peut que me proposer une estimation des revenus 2007, avec à la clé, une sanction (encore!) en cas d'écart. Quand on est gérant d'une TPE, on ne sait pas toujours quels vont être les résultats de l'année en cours (du moins, c'est mon cas). Elle est incapable de prendre en compte les revenus 2006 qui eux sont connus et qui m'éviteraient le risque d'une sanction (de toute manière injustifiée). Je prends assez de risques comme ça.

Maintenant, je subis les exigences d'une administration, qui demande des paperasses, sans même prendre le soins d'expliquer pourquoi il est nécessaire de déclarer plusieurs fois la même chose. Cette administration, me condamne à payer encore une fois une majoration, sans même prendre le soin de me demander si je n'ai pas de problème de trésorerie, par exemple (ce qui était en plus le cas); elle me menace, une nouvelle fois de contrainte ou de prison, alors que je n'ai nuis à aucun membre de la société.

Conclusion
La méthode utilisée par l'administration m'a fait penser à du racket, digne de la meilleure mafia. En me menaçant pour que je donne de l'argent, issu de mon labeur et de mes engagements, l'administration nie ma liberté individuelle, celle qui s'exprime en adhérant à un système de solidarité.
Et comme le disait Rousseau: "renoncer à sa liberté est donc renoncer à sa qualité d'homme [...], même à ses devoirs." Je ne sessens plus cette cotisation comme un devoir, mais comme un vol par la menace. Je ne peux pas être membre d'une société qui me perçoit uniquement que comme un être administratif, à travers quelques papier ou quelques données statistiques et s'exprimant qu'à travers quelques lois mal faites, oppressantes, soviétisantes.

Bon, je ne vais pas changer la société française avec ma philosophie à 2 balles. Déjà en parler libère un peu (pour répondre à Ben). Cependant, il faudra bien que je trouve une solution à mon épanouissement personnel.

PS: Au passage, je tiens à saluer et à remarquer la qualité des empoyés des administrations auxquelles j'ai à faire. Par leur compréhension et leur recherche de solutions en exploitant au maximum les possiblités à leur niveau, ils montrent que le problème ne se situe en aucun cas au niveau des individus.


Fuzz

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Commentaires
1.   Chacha    vendredi 30 mars 2007 à 16:33

Plus de nouvelles?

 
2.   Graf-Colson    jeudi 12 avril 2007 à 20:55

Bonjour,

je tombe complétement par hasard sur votre site ( blog ), je rencontre le même problème, j'ai trouvé une parade cel , quand la plus part du temps je me rends dans le administrations concernées, je prends le N° de série de l'individu en face de moi, puis celui du sup de service ( le chef ) quand ils ont incapable de me fournir les indications nécessaires, je prépare un document relatif l'action engagé suite une réclamation du service concerné, je menace de déposer plainte nominativement ... il faut savoir qu'une plainte administrative c'est 10 ans de recul dans les tableaux d'avancement !
généralement ça calme, ensuite les fameux 10% en supp sautent comme par magie, puis en fouillant bien certains documents relatant certaines sommes dues ne sont pluis valides etc ... plein de mystère l'administration

de temps en temps je tombe sur des gens super sympa et plein de compréhesion

Cordialement

Alain Graf-Colson

 
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